Chapitre XIV — Les nuits qui mentent

Lui — La nuit

 

Je me réveille en pleine nuit.

Je pense à elle.

Sans raison précise.

Juste ce manque diffus.

Sa voix.

Sa façon de me regarder comme si j’étais unique.

Je reste allongé dans le noir.

Avec elle partout dans ma tête.

Mon téléphone vibre.

 

Elle — Le message (le rôle qu’elle connaît par cœur)

 

Je ne pensais pas à lui.

Pas vraiment.

Je me suis réveillée parce que j’avais trop bu.

Parce que j’étais seule.

Mais je sais quoi écrire.

Je me suis réveillée en pensant à toi.

Parce que je sais ce que ça fait.

 

Lui — La réponse

 

C’est fou…

Je pensais à toi aussi.

Et cette fois, c’est vrai.

 

Elle — Le lien qu’elle fabrique

 

Comme si tu pensais fort à moi.

Puis :

Ma meilleure amie pense qu’on est des âmes sœurs.

Mais elle n’est pas contente de ce qui m’arrive.

 

Elle — Les crises d’angoisse 

 

Je fais des crises d’angoisse.

Tu les calmes.

Tu es mon anxiolytique.

Quand tu es là…

Quand tu me parles…

Je me sens vivante.

Pleine.

Bien.

Ce n’est pas comme ça avec lui.

Je fixe l’écran.

Puis j’ajoute :

Tu ne te rends pas compte de la situation.

Tu ne te rends pas compte de l’enfer que je vis avec lui.

Depuis toujours.

Je laisse passer quelques secondes.

Parce que je sais exactement ce que ça lui fait.

 

Lui — L’impact

 

Je lis.

Encore.

Je veux la protéger.

La sortir de là.

 

Elle — La zone floue

 

Je ne sais même plus si je mens.

Ou si j’exagère.

Ou si j’ai fini par croire mes propres histoires.

 

Elle — Ce qu’elle ne dit pas

 

Je veux qu’il devienne stable.

Solide.

Capable d’accueillir mes enfants.

Parce que je ne sais pas vivre seule.

Et je ne veux pas apprendre.

Le lendemain — Elle — La déclaration d’amour

Je lui écris longtemps.

Je lui dis que je l’aime.

Que je n’ai jamais ressenti ça.

Puis :

Mais tu dois comprendre quelque chose.

Tu vas souffrir.

Parce que je vais devoir continuer à vivre avec lui.

Continuer à l’embrasser.

Continuer à coucher avec lui.

Et je ne peux pas aimer deux hommes à la fois je ne suis pas comme ça.

(Bien évidemment c’est faux , c’est l’histoire de ma vie « amoureuse » , j’ai toujours eu plusieurs relations en simultané , mais il ne le sait pas)

Je respire.

Je dis que je dors sur le canapé.

Mais ce n’est pas toujours vrai.

Pas tout les soirs .

J’ai trop d’appétit pour « dormir » seule.

Je dis ça pour te protéger.

 

Elle — La victimisation douce

 

Tu ne comprends pas tous les paramètres.

Si tu savais mon quotidien…

Je suis malheureuse depuis toujours dans cette relation.

Je sais exactement ce que ça fait.

Ça le fait rester.

Ça le fait m’aimer plus fort.

 

Elle — La mécanique 

 

Je veux qu’on me sauve.

Qu’on me protège.

Qu’on m’aime encore plus fort.

Parce que c’est comme ça que je me sens vivante.

Pourquoi changer…

Si ça marche.

 

Lui — La décision

 

On parle longtemps.

On décide.

Que ce week-end sera le dernier.

 

Elle — Ce qu’elle sait déjà

 

Je me dis que je devrais arrêter.

Mais au fond…

Je sais déjà.

Que je ne sais pas « aimer » autrement.

 

 

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