Chapitre XIII — Le rituel et le vertige
Lui — Les mardis
Très vite, ça devient une règle.
Les mardis.
Toujours.
Parfois les vendredis.
Quand elle peut.
Quand elle invente une excuse.
Quand elle n’en peut plus d’attendre.
On passe notre temps à parler.
À rire.
À faire les idiots.
Comme deux enfants.
Nous faisons énormément l’amour.
Et je découvre quelque chose.
Elle aime ça.
Beaucoup.
Plus que ce que j’aurais imaginé.
Et ça me trouble.
Parce qu’elle dit être prude.
Et rien chez elle ne ressemble à ça.
Elle — Lui
Avec lui, je me lâche.
Je ris trop.
Je joue trop.
Je me sens libre.
Et dangereuse.
Et je sens que je suis en train de perdre le contrôle.
Lui — La question
Un soir, je demande.
Par curiosité.
Sans réfléchir.
Qu’est-ce que tu as déjà vécu de plus… extrême sexuellement ?
Je ne pensais pas que ça me ferait ça.
Elle — Le jeu
Je le vois.
Sa curiosité.
Sa vulnérabilité.
Alors je joue.
Je parle d’expériences passées.
Je parle d’histoires à plusieurs.
Ou j’ai tellement pris mon pied et gémis que les parents d’un des mecs chez qui nous étions nous on mis dehors .
Que c’est un super bon coup très bien membrés .
Que je suis aussi sortis avec un black avec un sexe énorme qui m’a jeté dehors parce que j’ai dit le nom d’un autre pendant l’acte.
Que j’ai trompé un autre qui m’hébergeait chez sa mère avec un ami et ma meilleure ami dans les wc et dans son lit quand il n’était pas là.
Que j’avais tout fait avant ma majorité .
Que je n’avais plus de fantasmes.
Et je parle de mon toujours compagnon officiel.
Et je parle de lui avec une intensité étrange.
Comme si je revivais quelque chose.
Lui — Le malaise
Je sens quelque chose se serrer en moi.
On vient d’être proches.
Très proches.
Et elle parle d’autres hommes.
Avec une forme d’extase.
Je me sens comparé.
Même si elle ne le dit pas.
Et peut-être…
Que c’est le cas.
Elle — La vérité
Je veux le pousser.
Qu’il soit encore plus intense.
Encore plus présent.
Parce que je deviens accro.
À ce qu’il me fait ressentir.
À cette sensation d’être vivante.
Lui — Le doute
Je pense :
Pourquoi elle me raconte ça comme ça ?
Pourquoi avec cette lumière dans les yeux ?
Et ça me fait mal.
Elle — Le pouvoir
Je vois.
Je vois le malaise.
Je vois la jalousie.
Et je sais.
La plupart de ces hommes sont encore dans ma vie.
De loin.
Mais présents.
Et je sens quelque chose.
Le contrôle.
Je l’ai.
Et ça me rassure.
Et ça me fait peur.
Lui — Le piège
Je me dis que je devrais fuir.
Mais je reste.
Parce que quand elle me regarde…
Tout le reste disparaît.
Elle — La chute lente
Je sens que je vais trop loin.
Mais je continue.
Parce que tant qu’il reste…
Je gagne.
Et au fond…
Je crois que je veux qu’il reste.
Même si je ne sais pas pourquoi.
Chapitre XX — La coupure
Elle — La décision
Je le regarde.
Et je sais que je dois le dire.
« Il faut qu’on arrête de se voir. »
Ma voix tremble.
Mais je continue.
« Je ne tiens plus comme ça. »
Je regarde le sol.
« Je ne peux pas quitter l’autre.
Sa situation.
La stabilité. »
Je mens un peu.
« Et je bois trop.
Parce que je vais mal. »
Lui — L’impact
J’ai l’impression que le sol disparaît.
Mais je reste calme.
Parce que je comprends.
Ou je crois comprendre.
Je hoche la tête.
Je dis que je comprends.
Mais à l’intérieur…
Tout s’effondre.
Lui — Le silence
On ne se parle plus.
Plusieurs jours.
Je regarde mon téléphone.
Tout le temps.
Puis j’écris juste :
Tu me regretteras.
Et j’éteins l’écran.
Elle — Le vernissage
Le soir du vernissage arrive.
Je sais qu’il ne viendra pas.
L’autre sera là.
Alors j’envoie juste une photo de ma tenue.
Sans message.
Lui — La photo
Je la regarde longtemps.
Trop longtemps.
Puis je pose le téléphone.
Mais je pense à elle toute la soirée.
Elle — 23h
Je suis ivre.
Personne n’est venu.
J’avais du champagne pour les invités.
J’ai tout bu.
Je suis sortie dans une rue plus loin.
Pour pouvoir l’appeler.
Elle — L’appel
« Je n’en peux plus… »
« Je ne supporte plus mon compagnon. »
« Je ne l’ai jamais supporté. »
« J’ai juste fait semblant.
Depuis le début. »
Je respire mal.
« Personne n’est venu au vernissage. »
« J’avais du champagne pour les invités…
J’ai tout bu. »
Je ris nerveusement.
« Il joue au faux client pour me faire rire… »
« Mais il est terriblement chiant.
Coincé.
Faux. »
Je pleure.
« C’est toi que je veux. »
« J’ai l’impression de mourir sans toi. »
« Viens me chercher. »
Lui — L’impossible
Je ferme les yeux.
Je veux dire oui.
Mais je dis :
« Je peux pas.
C’est tard.
Je travaille demain. »
Et je pense aussi :
Ce serait trop bizarre.
Vis-à-vis de lui.
Elle — La fuite en avant
« Alors je viendrai ce week-end. »
« Tout le week-end. »
« Chez toi. »
Lui — Le retour de l’espoir
Mon cœur repart.
Trop vite.
Alors je commence déjà à imaginer.
Ce qu’on fera.
Où on ira.
Ce qu’on mangera.
Comme si ça redevenait possible.
Elle — Le vide
Je raccroche.
Je me sens soulagée.
Et terrifiée.
Parce que je viens encore de rouvrir la porte.
Et je sais.
Que je ne sais pas faire autrement.
Je ne sais pas faire les choses proprement.
Je ne sais pas quitter quelqu’un sans tromper.
Je ne sais pas faire autrement que d’avoir plusieurs relations en même temps.
Je ne sais pas partir proprement.
Je trompe.
Encore.
Et encore.
Avant de trouver quelqu’un d’autre.
Et je sais…
Que je ferai pareil avec le nouveau.
Même si ça me brise le cœur.
Je m’étais juré d’arrêter.
De ne plus mentir.
De ne plus jouer de rôle.
Mais j’y arrive pas.

L'emprise du cycle infernal
Les rituels, qu'ils soient conscients ou non, tissent la toile de nos existences. Dans ce chapitre, ils deviennent le fil conducteur d'une relation où la manipulation et l'espoir s'entremêlent dangereusement. Explorez la psychologie derrière ces actions répétées, ces mots échangés, et comment ils construisent une spirale qui semble sans fin, menant inéluctablement à la perte de repères.

Le moment de la vérité vacillante
Le vertige n'est pas seulement physique ; il est aussi émotionnel, une perte d'équilibre face à une réalité qui se dérobe. Ce chapitre marque un point de bascule crucial où les personnages commencent à percevoir la fragilité de leurs fondations. Quelle est la vérité qui émerge de ce chaos organisé ? Comment ce vertige existentiel va-t-il redéfinir leur destin ? La révélation est à portée de main, mais elle est terrifiante.

Quand la mélodie devient dissonante
Imaginez une symphonie où chaque note, autrefois harmonieuse, glisse vers une dissonance grandissante. Ce chapitre est une musique de film où la tension monte crescendo, où les silences sont lourds de sens et où chaque interaction résonne d'une mélancolie profonde. Une ambiance à la fois captivante et oppressante, invitant le lecteur à s'immerger totalement dans la chute imminente.
Créez votre propre site internet avec Webador