Chapitre XVI — Le week-end qui ressemble à un début
Lui — Le vendredi soir
Elle arrive le vendredi soir.
Quand je la vois sortir de la voiture, j’ai le souffle coupé.
On se prend dans les bras longtemps.
On s’embrasse.
Puis on décide d’aller boire un verre en ville.
Comme un vrai couple.
Comme si tout était simple.
Elle — La ville
On marche côte à côte.
Je me sens légère.
Devant un bar, un SDF nous interpelle.
Il vend des bracelets de perles aux couleurs africaines.
Rouge.
Jaune.
Vert.
Noir.
Lui fouille dans sa poche.
Il lui donne beaucoup plus que le prix demandé.
Il prend deux bracelets.
Ça me touche profondément.
Je pense immédiatement à l’autre.
Je lui dis :
« L’autre… il parle mal des SDF à sa fille. »
Je marque une pause.
« Il dit que ce sont des gens qui ne font rien.
Qui passent leur temps à boire.Qu'il ne faut rien leur donné »
« C’est un sale riche , je le déteste lui et sa Tesla »
Je soupire.
« Et je n’aime pas vraiment sa fille non plus.
Celle qu’il a eue avant moi. »
Je baisse la voix.
« Elle est pourrie gâtée.
Elle se prend pour une petite reine.
Elle est méchante avec mes enfants. »
Je relève les yeux vers lui.
« Toi… tu es tellement sensible.
Tellement généreux. »
Et ça, je le pense vraiment.
Il met son bracelet de perles à son poignet.
Je prends le mien.
Je le mets à ma cheville.
Lui — Le geste
Quand je la vois mettre le bracelet à sa cheville, quelque chose me serre le cœur.
Je la regarde.
Je lui dis doucement que j’adore ses jambes.
Ses pieds.
Que je les trouve magnifiques.
Qu’elle me trouble.
Elle me regarde avec ce sourire étrange.
Elle murmure :
« Tu peux me toucher…partout
…faire tout ce que tu veux de mon corps …de mes pieds …je pourrais te branler avec…ils sont parfait pour ça…je l’ai déjà fait souvent.
Je ressens tout très fort.Mon corps entier est une zone érogène»
Lui — Le trouble
Et je pense :
C’est étrange.
Pour quelqu’un qui dit être prude.
Mais c’est peut être moi qui la rend comme ça.
Lui — La nuit — Vendredi
On boit beaucoup.
On parle.
On rit.
On fait beaucoup l’amour .
Partout.
Canapé.
Cuisine.
Table basse.
Douche.
Sol.
Lit.
Elle a tout le temps envie.
Et moi … jamais je n’ai autant désiré quelqu’un.
Elle sait comment s’y prendre.
La musique tourne.
Chez moi, elle se promène nue librement dans l’appartement, comme si elle y avait toujours vécu.
Elle s’allonge sur le sol.
Fume.
Écoute la musique.
Je la prends en photo.
Encore.
Encore.
Elle rit.
Elle — Son regard sur elle
Avec lui, je me sens belle.
Vraiment belle.
Comme si j’étais unique.
J’ai déjà rendu des hommes obsédés.
Mais jamais comme ça.
Lui — La nuit ensemble
On s’endort tard.
Très tard.
Et pour la première fois…
Je me sens exactement là où je dois être.
Samedi — Le matin lent
On fait la grasse matinée.
On reste collés longtemps.
Comme si on pouvait suspendre le temps.
Lui — Le samedi matin — Le parfum
Je récupère un colis.
Un nouveau parfum.
Quand elle le sent sur moi, elle ferme les yeux.
Elle sourit.
« Tu as vraiment bon goût. »
« Tu prends toujours soin de toi. »
« Tu fais toujours les bons choix esthétiques. »
Elle dit qu’elle adore ce parfum sur moi.
Dans la boîte, il y a des échantillons.
Un lui plaît énormément.
Je décide de lui en faire envoyer un.
Sans lui dire.
Elle — Les marinières
Je lui dis que j’adore ses marinières.
Toutes les couleurs.
Mais surtout la rouge.
Je dis que j’aimerais la même.
Je le pousse à me couvrir de cadeaux.
Je sais ce que je fais.
Ne jamais payer.
Juste recevoir.
Toujours.
Samedi — Fromage et forêt
On va chez un fromager.
Plateau énorme.
Bouteille de vin.
On part en forêt.
On visite les ruines d’un château.
Puis un verre au soleil.
Lui — Le doute
Elle m’appelle chéri.
Me tient la main en voiture.
Mais elle ne veut pas être officiellement avec moi.
C’est beau.
Mais étrange.
Puisqu’elle dit devoir me quitter.
Elle — La vérité floue
Je ne sais pas.
Amour ?
Désir ?
Besoin ?
Le même schéma que d’habitude ?
Mais j’ai envie d’y croire.
Et j’aime qu’il y croire.
Ça me rend vivante.
Samedi soir
On mange.
On boit encore.
Il remarque.
Que chaque fois qu’on se voit…
On boit beaucoup.
Et même adolescente…
Il ne m’a jamais vue sobre.
Il recommence à fumer avec moi.
On parle longtemps.
On se promet des choses.
Dimanche matin.
Je fais des crêpes.
La seule chose que je sais cuisiner.
On fait des vidéos.
On rit.
On s’endort sur le canapé.
Les dernières heures
Une sieste.
Du silence.
Lui — Le départ
Quand elle part…
Mon cœur se casse.
Elle — Le pansement
J’ai mal aussi.
Mais je ne sais pas pourquoi.
Amour ?
Ou perte ?
La séparation ?
On se quitte presque sans parler.
Sans scène.
Sans promesse.
Sans mot.
Fin — Partie I

Le calme avant la tempête : l'illusion d'un nouveau départ
Ce week-end devait être celui de toutes les réconciliations, un pas en avant vers un futur radieux. Chaque geste, chaque mot semblait porteur d'une promesse. Pourtant, sous cette façade apaisante, les ombres des doutes passés et des mensonges à venir dansent déjà. C'est l'histoire d'un amour qui se berce d'illusions, où chaque sourire cache une vérité prête à éclater. Un répit éphémère avant que l'effondrement ne reprenne son cours.

Les murmures des non-dits et les vérités cachées
Au fil de ces jours, des moments clés se dessinent, des conversations anodines en apparence, mais lourdes de sens. Des regards furtifs, des silences prolongés, des gestes ambigus – autant d'indices qui révèlent la complexité des sentiments. Est-ce un véritable espoir qui renaît ou une manipulation savamment orchestrée ? Ce chapitre explore la dualité des apparences, où chaque signe de bonheur est potentiellement un piège pour le cœur.

Le goût amer de l'anticipation : quand le début présage la fin
Ce "week-end qui ressemble à un début" est en réalité un tournant crucial. Il offre au lecteur une pause trompeuse, l'invitant à s'interroger sur la nature même de l'amour et de la confiance. Après ces pages, la réflexion se pose : ce nouveau départ est-il sincère ou n'est-il qu'une nouvelle étape dans le cheminement vers l'effondrement ? Le sentiment dominant est celui d'une attente tendue, d'une douce mélancolie face à ce qui semble être un bonheur fragile et éphémère. Préparez-vous au véritable effondrement.
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